Qu'est-ce qui a éveillé votre intérêt pour la création vidéo ?
« Le film School of Rock m'a donné envie de jouer de la basse et j'ai commencé à réaliser des vidéos pour la musique rock que je jouais dans ma chambre. Au début, je faisais surtout des expérimentations vidéo et des animations en stop motion. J'ai eu mon premier Mac à 15 ans et je passais mes journées à chercher des façons originales de le personnaliser. J'étais un adepte de GarageBand, puis d'iMovie. Mon travail dans l'audiovisuel trouve son origine dans mon intérêt pour la technologie et dans cette question : “Comment puis-je utiliser la technologie pour faire des choses intéressantes ?” »
Qu'appréciez-vous dans le tournage d'événements en direct tels que les festivals de musique ?
« Ce qui est passionnant dans les festivals, c'est que vous faites partie du spectacle. Au fond, vous êtes les yeux du public, ce qui est un immense privilège, surtout lorsque vous travaillez avec des artistes de renom. C'est un travail très exigeant, avec de longues journées et beaucoup de pression, mais le résultat est immédiatement visible par une foule immense, car une grande partie du public regarde ce que vous diffusez sur les écrans. Être chargé de retransmettre une prestation de cette envergure est à la fois un honneur et une marque de confiance particulièrement stimulante. »
Quelle est l'importance de l'autofocus pour les événements en direct et la diffusion audiovisuelle ?
« Avec l'augmentation des résolutions, notamment jusqu'à 8K avec la série Canon EOS R5, vous ne pouvez pas vous permettre qu'un plan soit légèrement flou parce que l'opérateur n'a pas distingué un détail sur un écran minuscule. J'utilise l'autofocus vidéo depuis l'époque où je possédais une Canon EOS C100. Ensuite, la Canon EOS C200 a introduit l'autofocus avec suivi du visage, et aujourd'hui il est possible de suivre l'œil. Cela réduit les erreurs humaines, car la caméra est plus performante qu'une personne pour analyser ce qu'elle voit. Nous travaillons souvent au sein de petites équipes où chacun cumule plusieurs responsabilités ; si la caméra peut alléger une partie de cette charge, c'est formidable. »
De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?
« Lorsque je travaille sur de grands événements en direct, ma caméra préférée est la Canon EOS C400 associée à un objectif cinéma motorisé Canon. C'est une association remarquable. L'EOS C400 est une caméra incroyable, avec d'excellentes performances en basse lumière, de nombreuses options d'entrée/sortie et un contrôle à distance via le protocole XC. Cela signifie que je peux régler chaque caméra en coulisses à l'aide d'une télécommande telle que la Canon RC-IP1000 ou l'application de gestion multi-caméras Canon. »
Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?
« J'ai toujours avec moi un adaptateur de zoom motorisé Canon PZ-E2B. Comme beaucoup de producteurs vidéo, j'utilise souvent des objectifs photo sur mes caméras cinéma. Même si la plupart des objectifs RF sont déjà conçus comme des objectifs hybrides pour la vidéo, le Canon PZ-E2B transforme mon Canon RF 24-105mm F2.8L IS USM Z et mon Canon RF 70-200mm F2.8L IS USM Z en mini-objectifs de diffusion, ce qui change complètement la donne. »