Pourquoi est-il important que les cinéastes africains racontent leurs propres histoires ?
« Dans le monde occidental, les documentaires sur la nature montrent une faune intacte, sans la moindre présence humaine. C'était autrefois une vieille mentalité coloniale selon laquelle la faune et les humains devaient vivre séparément. En réalité, sur le terrain, ce n'est pas vrai. Le secteur des médias consacrés à la faune n'a pas non plus été considéré comme destiné aux Africains. Beaucoup de jeunes pensent que l'on couvre des mariages et des événements – que l'on est créateur de contenu ou que l'on travaille dans l'industrie cinématographique, mais que cela n'a rien à voir avec la faune. Nous avons fondé la Tanzania Wildlife Media Association pour influencer les politiques et sensibiliser le public à ce secteur. »
Quel est l'élément indispensable dans le sac d'un cinéaste spécialisé dans la faune ?
« La faune a généralement ce qu'on appelle une « distance de sécurité » : la distance jusqu'à laquelle elle vous autorise à vous approcher avant de se sentir mal à l'aise et de s'éloigner. Mes objectifs préférés sont le Canon RF 100-500mm f/4.5-7.1L IS USM et le Canon RF 24-105mm F4L IS USM. Les objectifs zoom permettent de se rapprocher sans perturber le comportement des animaux. »
Quelles interactions entre la faune et l'homme aimeriez-vous documenter prochainement ?
« Je souhaite comprendre les liens entre les océans et les communautés qui les entourent : comment elles fonctionnent et utilisent le littoral. Une autre histoire que j'aimerais encore raconter est celle de la migration des gnous. Lorsqu'ils migrent, les gnous rencontrent différentes communautés, mais on n'entend jamais parler de cela. À la télévision, on les voit généralement traverser la rivière Mara et tomber aux mains des crocodiles, mais je veux documenter ce qui se passe en dehors de la migration. »
De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?
« Je ne quitte jamais ma caméra Canon EOS C50, car elle est polyvalente et me permet de basculer facilement entre la photo et la vidéo. Elle est compacte ; je peux me baisser pour obtenir de beaux plans en contre-plongée en inclinant simplement l'écran, ce qui est formidable pour une caméra cinéma, et elle dispose de l'enregistrement Open Gate. Le secteur de la diffusion évolue rapidement et de plus en plus de personnes consomment du contenu sur les réseaux sociaux. Si je filme en Open Gate, mon monteur dispose à la fois de séquences rapides à utiliser sur les réseaux sociaux et d'une résolution de bonne qualité pour un film. »
Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?
« Une paire de jumelles avec stabilisateur d'image de Canon. Le stabilisateur d'image optique compense les mouvements, ce qui me permet de les utiliser même lorsque le moteur du véhicule tourne. Et comme la plupart des endroits proposent soit du café instantané, soit pas de café du tout, j'emporte toujours un sachet de café moulu et une cafetière à piston ! »