Hélène Hadjiyianni

Une coureuse traversant des dunes volcaniques, sa silhouette et celles des dunes se découpant sur le ciel bleu foncé.

Anaïs Quemener courant à travers les dunes volcaniques du Piton de la Fournaise, à La Réunion. En plus de réaliser un documentaire sur l'athlète française, l'ambassadrice Canon Hélène Hadjiyianni a également consacré une série de portraits à cette dernière. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark IV (désormais remplacé par le Canon EOS R5 Mark II) équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM (désormais remplacé par le Canon RF 24-70mm F2.8L IS USM) à 24 mm, 1/200 s, f/22 et ISO 250. © Hélène Hadjiyianni

« Kobe disait souvent : "Tombez amoureux du processus, pas seulement des résultats." » Hélène Hadjiyianni revient sur la période où elle a suivi le basketteur Kobe Bryant dans le cadre d'une mission pour une marque de sport. C'est par hasard qu'Hélène s'est spécialisée dans la photographie sportive, mais travailler avec des athlètes comme Kobe Bryant lui a permis d'approfondir son art.

« Je trouve les athlètes incroyablement inspirants par leur approche de leur pratique et leur état d'esprit, et je pense que cela a également façonné quelque chose en moi », explique-t-elle. Hélène apprécie le processus de création d'images, animé par le soin et la curiosité qu'elle porte à tout ce qu'elle photographie.

Hélène a grandi à Tours, dans le centre de la France, où elle a fréquenté un conservatoire de musique, étudiant le violoncelle, le chant et le piano. Son jouet préféré était un microscope et elle passait des heures à observer de minuscules objets sous l'objectif. À 10 ans, elle s'est emparée du reflex de ses parents et a commencé à immortaliser des moments du quotidien partagés avec sa famille, ses amis et ses chats. À 18 ans, elle s'est installée à Paris pour étudier le cinéma, travaillant parallèlement à ses études afin d'économiser et d'acheter son premier appareil photo : un Canon EOS 550D.

C'est grâce à la photographie qu'elle a découvert la ville. Son cursus universitaire était davantage axé sur la théorie et l'histoire que sur les compétences pratiques en matière de prise de vue ; elle a donc appris par elle-même, à force d'essais et d'erreurs. « J'étais fascinée par le mouvement dans le cinéma, et je pense qu'inconsciemment, je sentais qu'avant de pouvoir réaliser 24 images par seconde, je devais comprendre comment en réaliser une seule », se souvient-elle.

Lieu : Tours, France
Domaines de spécialité : portrait
Kit préféré :
Prise de vue de dos, portrait en noir et blanc d'un basketteur tenant un ballon dans chaque main.

Une séance d'entraînement de basket-ball intense. Hélène se montre discrète et silencieuse lorsqu'elle travaille avec des athlètes de haut niveau, instaurant la confiance petit à petit, au fil du temps. Photo prise avec un Canon EOS 6D (désormais remplacé par le Canon EOS R6 Mark III) équipé d'un objectif Canon EF 85mm f/1.4L IS USM (désormais remplacé par le Canon RF 85mm F1.4L VCM) à 1/4000 s, f/1,4 et ISO 1250. © Hélène Hadjiyianni

Un basketteur suspendu au panier après avoir marqué un dunk, sous le regard de membres de la Marine nationale française sur le pont d'un porte-hélicoptères.

Un concours de dunk à bord d'un porte-hélicoptères de la Marine nationale française. Photo prise avec un Canon EOS 6D équipé d'un objectif Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM (désormais remplacé par le Canon RF 15-35mm F2.8L IS USM) à 16 mm, 1/400 s, f/11 et ISO 640. © Hélène Hadjiyianni

Lors de ses sorties entre amis en boîte de nuit, Hélène ne cessait de prendre des photos. Un soir, elle a été interpellée par le gérant, qui lui a fait savoir qu'elle devait obtenir une autorisation. « Alors, je peux prendre des photos ? » a-t-elle demandé. Il a ri et lui a répondu que oui, à condition qu'elle partage ses images.

Très vite, Hélène s'est mise à photographier et a commencé à couvrir régulièrement les événements organisés dans cette boîte de nuit. Une agence de création qui y organisait une soirée a apprécié son travail et l'a invitée à rejoindre son équipe pour immortaliser certains de ses projets. Sa première mission a consisté à photographier les coulisses d'une campagne pour Nike. En moins d'un an, la marque lui a confié la mission de suivre la vie et l'entraînement de Kevin Durant et de Kobe Bryant.

Depuis, Hélène continue de collaborer avec diverses marques de sport, couvrant aussi bien des tournois internationaux au cœur de Paris que le football amateur en banlieue. « Je me souviens de la richesse et de l'énergie de la jeunesse parisienne », raconte-t-elle. « Cela m'a nourrie, car je ne documentais pas seulement le mouvement physique, mais aussi celui des émotions. »

Une femme, portant un foulard et une robe bleue, debout sur un toit, avec un homme juste derrière elle.

Une image issue d'une séance photo publicitaire à Casablanca, au Maroc. Hélène a toujours été curieuse de savoir comment les choses fonctionnent. Enfant, elle avait décroché l'horloge du mur de la cuisine pour pouvoir la démonter. « Dès que j'ai pu mettre la main sur un appareil photo, j'ai essayé de comprendre comment on prenait des photos avec », se souvient-elle. Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 24-70mm F2.8L IS USM à 50 mm, 1/1600 s, f/11 et ISO 800. © Hélène Hadjiyianni

Une femme, vêtue d'un chemisier rouge et d'une longue jupe plissée rouge, se tient entre des rangées de tapis suspendus aux murs.

Une autre image prise à Casablanca. « L'EOS R5 est tellement performant », s'émerveille Hélène. « Je suis curieuse d'approfondir l'aspect technique de la photographie, pour comprendre quand je souhaite laisser l'appareil photo faire une partie du travail à ma place et quand je veux en prendre le contrôle total. » Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 24-70mm F2.8L IS USM à 45 mm, 1/60 s, f/7,1 et ISO 1250. © Hélène Hadjiyianni

En 2023, Hélène est revenue à la réalisation pour tourner ANAÏS, un documentaire sur Anaïs Quemener, aide-soignante et marathonienne qui, après avoir surmonté un cancer du sein à 24 ans, est devenue championne de France. Le film a été salué par la critique et a remporté des prix ainsi que des nominations dans la catégorie « Meilleur documentaire » lors de nombreux festivals internationaux.

Au-delà de leurs performances, ce sont la discipline et le dévouement dont font preuve les athlètes pour ce qui leur tient profondément à cœur qui inspirent Hélène. « Je voulais partager son histoire avec le plus grand nombre de personnes possible, car je trouvais qu'elle était porteuse d'un immense espoir et qu'elle en disait long sur la vie, la résilience, l'engagement et la passion. »

Vous n'aviez pas pour ambition de photographier le sport, mais c'est devenu votre spécialité. Comment décririez-vous votre approche particulière de la photographie sportive ?

« Je ne suis pas sûre de vouloir définir mon style à travers une esthétique visuelle spécifique, ni de vouloir me sentir limitée par une seule façon de créer une image. C'est peut-être parce que je suis encore en phase d'exploration ou parce que je n'ai pas encore suffisamment de recul par rapport à cela. Mais j'ai le sentiment qu'il y a quelque chose de peut-être organique et poétique dans ma façon de voir les gens, ou le monde, et je ressens clairement une dimension cinématographique dans ma photographie. Pour moi, la photographie a toujours été liée à l'idée du souvenir. Une photographie fige quelque chose qui était vivant pendant une fraction de seconde, et cette image continue d'exister longtemps après que l'instant a disparu. »


Y a-t-il eu un moment où vous avez eu le sentiment d'avoir trouvé votre voie en tant que photographe ?

« Je ne suis pas sûre qu'il y ait eu un moment précis. Quand j'étudiais le cinéma, je voulais consacrer mon mémoire de master à la poétique du corps. Mais quand je me suis mise à écrire, j'ai eu l'impression de ne pas savoir ce que j'essayais de dire. La photographie est devenue un moyen d'explorer ces questions. J'ai commencé à photographier des corps, des mouvements, des visages – en essayant de saisir ce que le corps porte en lui d'invisible : la force, la fragilité, l'intimité, la résistance, la joie, le doute, l'amour, le lien. Ce qui m'intéressait, c'était d'essayer de capturer quelque chose de vivant, et pourtant impossible à saisir. Je n'ai jamais trouvé de formule. C'est plutôt une question que je veux continuer à me poser : quelle est la formule dans ce cas précis ? Peut-être que rester curieuse et continuer à explorer cette question est une façon de s'engager sur une voie en tant que photographe. »


Vous êtes fan de macro. En quoi cette perspective sert-elle votre création d'images ?

« Il y a peut-être une part de nostalgie pour le microscope de mon enfance dans mon amour pour le Canon RF 100mm F2.8L MACRO IS USM. À la suite de mon documentaire avec Anaïs, j'ai réalisé quelques photos d'elle à l'aide de cet objectif. Je voulais montrer sa peau, ses cicatrices, son corps en gros-plan. J'ai réalisé des images de son corps à l'échelle microscopique que j'ai mis en parallèle avec des prises de vue de la nature à La Réunion : de la lave volcanique, des feuilles et d'autres éléments naturels. J'ai toujours aimé aller au plus profond des matières, et la macro est formidable pour cela. C'est un genre de photographie très spécifique qui m'aide à rendre l'échelle, et c'est quelque chose que j'adore faire, tant sur le plan esthétique que photographique. »


De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?

« Le Canon EOS R5 est tellement intuitif qu'il m'a donné plus de liberté lorsque je photographie le mouvement ou que je travaille dans des environnements où j'ai très peu de temps pour réagir. L'obturateur silencieux est extrêmement utile dans certaines situations, mais il m'a aussi fait prendre conscience qu'on perd parfois quelque chose dans la relation avec la personne que l'on photographie lorsqu'on n'entend pas ce bruit ; j'ai donc appris à l'utiliser au mieux. Si je peux disposer de l'EOS R5 et d'un objectif Canon RF 35mm F1.4L VCM, je suis comblée. Avec cette configuration, on peut aller presque partout. »


Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?

« Une photo de mon grand frère sur la plage quand il était enfant, prise par mes parents. Je la regarde régulièrement pour ne pas perdre le cap et me rappeler d'où vient cette curiosité. Des écouteurs, car la musique est souvent ma source d'inspiration avant de me lancer dans un projet ; j'aime tout, du classique au métal. J'ai aussi un petit kaléidoscope que je place parfois devant mon objectif pour explorer les formes, la fragmentation et différentes façons de cadrer. Parfois, j'ai aussi de petits miroirs, de différentes tailles, que j'utilise pour jouer avec la perspective. »

Ce que je sais

Hélène Hadjiyianni

« Pendant longtemps, j'ai pensé que je devais me définir clairement comme cinéaste, comme photographe ou comme actrice (ce que je fais également). Avec le temps, j'ai réalisé que ces différentes facettes de ma personnalité et de ma pratique dialoguent en réalité entre elles : ce que j'apprends en jouant influence la façon dont je photographie les gens ; le cinéma influence ma réflexion sur l'image ; et la photographie m'a appris à ralentir et à observer. J'ai également appris à ne pas trop m'attacher à un calendrier précis : je pense que les carrières peuvent évoluer de manière inattendue et que, parfois, ce qui ressemble à un détour vous prépare en réalité à la suite. »

Site Web : hlenie.com

Instagram : @hlenie

Articles liés

Les meilleurs objectifs pour la photographie de portrait

Guia Besana, Félicia Sisco, Helen Bartlett, James Musselwhite et Ilvy Njiokiktjien nous révèlent leurs objectifs professionnels préférés pour la photographie de portrait.

Photographie de portrait hybride avec Tom Barnes

Tom explique comment les objectifs hybrides tels que le RF 85mm F1.4L VCM et le RF 24-105mm F2.8L IS USM Z lui permettent de se concentrer sur son sujet et sur l'instant plutôt que sur son équipement.

Techniques de photographie de portrait en lumière naturelle

Samuel Sarfati explique comment il utilise le lieu, l'ambiance et des accessoires simples pour façonner la lumière afin de créer des portraits captivants avec la lumière naturelle.

Un projet motivé par la passion qui a changé une carrière

Clive Booth révèle comment un projet photographique personnel l'a conduit à décrocher des commandes commerciales auprès de Canon et d'Ardbeg.

Programme Ambassadeurs Canon Europe

Découvrez le fonctionnement du programme Ambassadeurs et rencontrez les photographes remarquables choisis pour représenter Canon.

Canon Professional Services

Les membres bénéficient de l'assistance prioritaire CPS, localement et lors d'événements majeurs, d'un service de réparation prioritaire et, selon leur niveau d'adhésion, du prêt gratuit de matériel de remplacement, de la gratuité des frais de retour et de remises pour les services de maintenance. Ils peuvent également profiter d'offres exclusives réservées aux membres.