Lorenz Holder

Un cycliste de BMX réalise une figure sur les murs colorés d'un bâtiment aux formes géométriques.

Lorenz Holder, ambassadeur Canon, aime associer ses photos d'action à une architecture extraordinaire ou à de magnifiques paysages. « La combinaison des couleurs, de l'architecture et d'une figure de BMX parfaitement exécutée me rend vraiment heureux », confie-t-il. « C'est pour cela que j'adore la photographie de sports d'action. » Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 28-70mm F2L USM à 28 mm, 1/640 s, f/8 et ISO 200. © Lorenz Holder

L'ambassadeur Canon Lorenz Holder est un photographe de sports extrêmes différent des autres. Sur ses clichés, les skateboarders, snowboarders et riders BMX réalisent des figures spectaculaires qui, pourtant, ne représentent qu'un petit élément d'un paysage ou d'une scène urbaine plus large.

Son style unique combine ses passions pour les paysages, les bâtiments et les sports extrêmes. « J'adore immortaliser les paysages et l'architecture ; c'est mon hobby », explique-t-il. « Mais lorsque je prends en photo l'un ou l'autre, je me dis souvent : je pourrais peut-être ajouter un athlète. Et tout à coup, cela devient plus intéressant ».

Lorenz est né et a grandi à Munich, en Allemagne. Il vit désormais avec sa famille dans une petite ville à proximité. Adolescent, il faisait du snowboard et était sponsorisé par un fabricant de planches. Également passionné de photographie et armé de son premier appareil, le Canon EOS 30, il capturait tout, des fleurs aux couchers de soleil.

Lorsque sa carrière prometteuse de snowboarder a été stoppée par une grave blessure à l'épaule, il a continué à accompagner ses amis en montagne, mais avec son appareil photo. « Je voulais être avec eux, mais je ne pouvais plus sauter », se souvient-il. « Au lieu de me contenter de les regarder, je les photographiais en pleine action. C'est ainsi que ma carrière a débuté ».

Lieu : Freising, Allemagne
Domaines de prédilection : sports extrêmes
Kit préféré :
Un cycliste de BMX vêtu d'un haut rouge se tient en équilibre au bord d'un escalier dans la cage d'escalier bleue d'un immeuble.

« Cet escalier à l'aspect irréel, situé dans un immeuble espagnol, était le lieu idéal pour une séance photo de BMX », explique Lorenz. « Ça m'a rappelé la série télévisée Squid Game. » Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 15-35mm F2.8L IS USM à 23 mm, 1/400 s, f/4,5 et ISO 800. © Lorenz Holder

Une prise de vue en plongée d'un cycliste de BMX réalisant une figure entre deux niveaux dans un parking circulaire à plusieurs étages, plongé dans l'obscurité.

« Ce qui ressemble à première vue à un vaisseau spatial est en réalité un parking à plusieurs étages situé à 20 minutes de chez moi », explique Lorenz. « J'ai utilisé un flash externe pour raconter l'histoire de la figure et j'ai sous-exposé le parking afin de créer cette impression de vaisseau spatial sombre. » Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 15-35mm F2.8L IS USM à 16 mm, 1/250 s, f/5,6 et ISO 125. © Lorenz Holder

Alors que la plupart des photographes de sports extrêmes réalisent de gros plans sur les athlètes, Lorenz a peu à peu développé un style faisant du sportif un élément de la photo parmi d'autres. « L'athlète est petit, mais très important », poursuit-il. « Il doit cependant être suffisamment proche pour que l'on puisse voir ce qu'il fait, car je souhaite rendre hommage à ses aptitudes et accomplissements ».

Si l'athlète est un élément essentiel de son travail, Lorenz considère que le cliché idéal est celui que l'on accrocherait au mur même s'il ne figurait pas dessus. Au fil des ans, il a photographié des athlètes se produisant dans des endroits exceptionnels, notamment sur des ponts ou des grues, dans des paysages gelés, des forêts baignées de lumière et même dans les airs, à côté d'une gigantesque antenne parabolique.

Si, au départ, Lorenz réalisait ces œuvres d'art pour son plaisir, il est souvent amené aujourd'hui à photographier des sports extrêmes pour des clients commerciaux. Sa compétence technique et sa créativité ont également été récompensées lors des Red Bull Illume Awards, catégorie aventure et sports extrêmes, dont il a été le grand lauréat à deux reprises.

Un cycliste de BMX suspendu au guidon de son vélo alors qu'il s'envole dans les airs au-dessus d'une rangée de conifères sur un parcours en pente.

« Ce parcours pentu situé dans la partie haute d'une forêt avait quelque chose de spécial », explique Lorenz. « Lorsque la lumière du matin s'est levée, j'ai pu capturer l'action et montrer la scène dans son ensemble. » Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 70-200mm F2.8L IS USM à 119 mm, 1/1000 s, f/5,6 et ISO 500. © Lorenz Holder

Ses idées s'inspirent davantage du site que du sport représenté. « La plupart du temps, ce n'est pas une photo de sport extrême que j'imagine en premier ; je vois plus souvent un lieu qui me fascine avant de me dire que je pourrais mettre en scène un athlète », explique-t-il. « Plus le lieu en question reste ancré dans mon esprit, plus le champ des possibles s'agrandit.

« Généralement, j'ai l'image finale en tête avant même de commencer à prendre les photos. Je suis un peu perfectionniste : je reste sur le lieu choisi et prends des photos jusqu'à ce que je sois absolument certain de ne pas pouvoir mieux faire ».

La récompense de Lorenz pour tout son travail et ses efforts ? Une brillante carrière lui permettant de s'adonner à sa passion. « Je suis vraiment ravi d'avoir fait de ma passion un métier, et heureux que les gens me paient pour faire ce que j'aime », s'exclame-t-il.

Quel est l'environnement le plus exigeant dans lequel vous ayez travaillé ?

« La Laponie, au nord de la Finlande, en hiver. Les températures oscillaient entre -20 et -25°C et il faisait nuit en permanence. C'était le cadre le plus difficile, à la fois pour moi et mon équipement, mais c'était aussi le plus intéressant. J'aime sentir la puissance de la nature et la fraîcheur des températures. Je ne suis pas le genre de personne qui aime se faire dorer au soleil ».


Avez-vous des athlètes de prédilection ?

« Oui. Si vous connaissez l'athlète, vous savez quelles figures il aime faire et ce qui est photogénique. Et d'un point de vue personnel, la plupart de ces athlètes sont devenus mes amis, c'est très agréable de passer du temps à voyager avec eux. Si possible, j'essaie également de conserver la même équipe, afin que tout le monde soit à l'aise lors de la séance ».


Combien de temps faut-il pour obtenir la photo idéale ?

« Parfois, c'est très rapide : tous les éléments du puzzle sont prêts, il suffit de se rendre sur place en sachant exactement quoi faire. Cela peut prendre moins d'une heure. D'autres fois, cela demande énormément de préparation, notamment lorsqu'un athlète saute dans la neige. Il faut installer des rampes, des flashs et un seul cliché peut prendre deux à trois jours ».


En quoi consiste votre travail de postproduction ?

« Il m'arrive de modifier la saturation, le contraste, etc., mais je n'essaie jamais de mettre l'athlète plus haut, par exemple. Je fais en sorte que les images soient parfaites sur l'appareil photo, notamment parce que je ne suis pas très à l'aise avec Photoshop. Si je laisse un sac à dos dans le cadre, je sais qu'il me faudrait plus de temps pour l'effacer en postproduction que pour aller le chercher et l'enlever ».


De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?

« Je ne pourrais pas me passer de mon Canon EOS R5 Mark II et du Canon RF 70-200mm F2.8L IS USM Z. C'est mon équipement de prédilection : si je ne devais utiliser qu'une seule combinaison pour le reste de ma vie, ce serait celle-là. Il ne m'a jamais laissé tomber, même dans les conditions les plus difficiles et il permet de réaliser des images exceptionnelles. »


Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?

« Je dirais le bon vieux souffleur de poussière pour les objectifs et quelques barres de céréales pour garder l'énergie. »

Ce que je sais

Lorenz Holder

« Tous les photographes, pas uniquement ceux de sports extrêmes, devraient d'abord chercher à créer un style visuel qui leur est propre. Si votre style est identifiable lorsque les gens regardent une image sans même voir votre nom, cela signifie que vous avez créé votre propre empreinte visuelle. Il existe des milliers de photographes. Si vous souhaitez gagner votre vie avec la photographie, c'est votre propre style qui séduira les clients, car ils sauront à quoi s'attendre lorsqu'ils vous confieront une mission ».


Instagram : @lorenzholder

Site Web : www.lorenzholder.com

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