Martin Bissig

Photographié du dessus, le vététiste Mario Neurauter descend un série d'escaliers anguleux à Bâle, en Suisse.

L'ambassadeur Canon Martin Bissig est réputé pour ses photos d'action réalisées dans des environnements extrêmes. Ici, le cycliste Mario Neurauter descend un escalier géométrique à Bâle, en Suisse. Photo prise avec un Canon EOS R1 équipé d'un objectif Canon RF 10-20mm F4L IS STM à 17 mm, 1/640 s, f/5 et ISO 200. © Martin Bissig

Le photographe suisse d'action en extérieur Martin Bissig travaille à temps plein dans la photographie depuis près de 20 ans. Il s'est spécialisé dans les sports d'aventure, d'action, d'extérieur et aime particulièrement réaliser des reportages. Après s'être lancé grâce au VTT, discipline qui fait encore aujourd'hui partie de son travail, il s'est tourné vers les images animées qui font désormais partie intégrante de son activité, au même titre que les photos.

La carrière de Martin a été guidée par ses trois grandes passions : la photographie, le VTT et le plein air. Encouragé par son père, un photographe indépendant qui prenait des photos pour divers journaux, la photographie a été sa première passion. Désireux d'apprendre, Martin a commencé à expérimenter avec des appareils photo dès l'âge de sept ans, en profitant du matériel de son père et de la chambre noire qu'ils avaient chez eux. À 13 ans, il prenait déjà ses propres clichés alors que son père était occupé avec d'autres missions. C'est à cette époque que Martin a commencé le VTT, le sport idéal pour un adolescent qui grandit dans l'un des pays les plus montagneux et les plus pittoresques du monde.

Malgré sa passion et son talent, Martin a mis de côté ses aspirations artistiques et s'est lancé dans une carrière en économie. « À 16 ans, j'ai quitté l'école et j'ai dû décider ce que je voulais faire de ma vie », raconte-t-il. « Je me suis alors dit : étant Suisse, pourquoi ne pas me lancer dans le secteur bancaire ? » Après un apprentissage de trois ans dans une banque, Martin est allé à l'université pour étudier la gestion d'entreprise. « Cela m'a ouvert les yeux », poursuit-il. « J'ai dû apprendre des choses qui ne m'intéressaient pas vraiment. J'ai obtenu mon diplôme, mais je savais que cela ne me rendrait pas heureux. J'avais le choix entre retourner travailler en entreprise et faire des choses que je n'aimais pas, ou changer de vie et faire ce que j'aimais ».

Au début, en plus de travailler pour une poignée de magazines, Martin a poursuivi son rêve de devenir photographe professionnel en acceptant des missions plus traditionnelles. Mais après avoir impressionné un important client en 2003, la photographie a cessé d'être un passe-temps. Depuis, Martin a travaillé pour de nombreux clients, dont Red Bull, Scott, Adidas, Oakley, Specialized et Deuter.

Portrait de l'ambassadeur Canon Martin Bissig tenant une appareil photo Canon, réalisé par Sebastian Dörk.
Lieu : Unterägeri, Suisse

Domaines de prédilection : action, sport

Kit préféré :
Silhouette d'un vététiste qui se balance sur le toit d'un arrêt de bus, encadrée par l'ouverture circulaire du toit du Messe Basel.

Le cycliste Mario Neurauter se balance sur le toit d'un arrêt de bus, avec l'ouverture circulaire du Messe Basel, surnommée « l'œil », derrière lui. « Je n'ai jamais eu l'intention de gagner ma vie de cette façon », déclare Martin. « Cela regroupait juste tout ce que j'aimais le plus. » Photo prise avec un Canon EOS R1 équipé d'un objectif Canon RF 10-20mm F4L IS STM à 12 mm, 1/800 s, f/5 et ISO 400. © Martin Bissig

Les photos de Martin ont été publiées dans d'innombrables magazines internationaux et il est considéré comme l'un des photographes de VTT les plus publiés au monde. « Je publie généralement environ trois reportages par an », explique-t-il. « Chacun est publié entre 10 et 20 fois, ce qui fait que je me retrouve généralement dans une cinquantaine de publications différentes dans le monde entier, dans plus de 25 pays. Chaque publication compte entre quatre et huit pages, plus la couverture, j'ai donc beaucoup de chance de pouvoir publier autant de photos ».

Il pense que le fait d'être lui-même un passionné de VTT a contribué à mettre en valeur son travail. « J'adore le VTT », dit-il. « En photographie, pour être bon dans ce qu'on fait, il faut prendre des photos des choses qu'on aime. Si je devais photographier des gens qui jouent au billard ou montent à cheval, ça ne marcherait pas aussi bien. En tant que photographe sportif, il est important de bien connaître et d'aimer ce sport soi-même, car il faut savoir comment les gens bougent et ce qui est esthétique. »

Un vététiste descend un escalator dans une structure moderne en acier avec des miroirs.

Dans la province d'Hebei, le long de la Grande Muraille de Chine, avec le cycliste Tom Öhler, Martin a capturé le contraste saisissant entre l'histoire antique et les paysages modernes. Photo prise avec un Canon EOS R5 équipé d'un objectif Canon RF 15-35mm F2.8L IS USM à 15 mm, 1/250 s, f/3.2 et ISO 1600. © Martin Bissig

Aujourd'hui, Martin développe et réalise lui-même de bout en bout la plupart de ses reportages : photos, vidéo et texte, tous issus du même voyage. Et c'est ce qu'il propose aux marques avec lesquelles il travaille : pas seulement un ensemble d'images uniques, mais une histoire complète qu'elles peuvent exploiter. Parmi ses dernières aventures, on peut citer cette expédition de 600 km sur des chemins de terre le long du Zambèze et ce projet de ski de randonnée dans le Karakorum, au Pakistan. En plus de ses propres reportages, il réalise des prises de vue commerciales pour des marques et des destinations touristiques en Suisse et à l'étranger.

Sa manière de photographier est reconnue dans le monde entier. Martin a obtenu la médaille d'or dans la catégorie « Urbain et Extrême » lors des World Sports Photography Awards en 2026. Il a également atteint les demi-finales et la finale du concours Red Bull Illume Image Quest en 2023, respectivement avec deux et un clichés.

Sa manière de filmer prend le même chemin. Son documentaire « On Royal Trails », réalisé au Bhoutan, a intégré la sélection officielle dans plus de 15 festivals de film internationaux, répartis sur 4 continents, notamment le Vancouver International Mountain Film Festival, le Fort William Mountain Festival, le Ladek Mountain Festival, le Lookout Wild Film Festival et le World Trails Film Festival. Il a également remporté le Travel Film Festival. Il est ambassadeur Canon en Europe et coach de la Canon Academy depuis janvier 2019 (l'un des deux photographes suisses du programme). Son travail est apparu dans National Geographic, GEO et sur CNN, ainsi que dans des productions pour la télévision nationale suisse.

Comment concrétisez-vous votre vision créative lors d'une séance photo ?

« En général, je ne pense qu'au pays que je veux visiter ou à la région dans laquelle je veux me rendre. Une fois sur place, je me laisse porter par les événements. Je n'ai pas d'idée ou de photo spécifique à capturer. Je me laisse surprendre par ce que le pays ou la région me réserve. De toute façon, c'est difficile à planifier. Parfois, il n'y a aucune information disponible sur la région ».


Que recherchez-vous dans la scène ou chez le coureur lorsque vous déclenchez l'obturateur ?

« Je veux raconter une histoire en une seule image, donc je préfère prendre des photos grand format. Je veux créer une sorte de perspective : montrer aux spectateurs où nous sommes, la nature, les sentiers, l'action. J'ai besoin d'un bon paysage, d'un bon sentier, d'une bonne lumière et d'un bon coureur. Quand tous ces éléments sont réunis, je tiens ma photo ».


Quel raisonnement créatif guide votre processus habituel ?

« Je prends toujours mes photos en mode Priorité à l'ouverture (Av) et je dois m'assurer que la vitesse d'obturation est assez rapide pour l'action. J'utilise un réglage ISO plus élevé pour éviter le flou de bougé. Avant, je prenais beaucoup de photos avec le flash, mais aujourd'hui, je ne l'utilise presque plus. Je veux être authentique et les photos prises avec le flash paraissent parfois artificielles ».


Quelle est la partie la plus délicate d'une séance photo ?

« Les coureurs. Je peux avoir le meilleur endroit au monde, avec la meilleure lumière possible, mais si le coureur est avachi sur son vélo, je ne pourrai rien en tirer. J'essaie de raconter une histoire en une seule image. Je vois plutôt ce que je fais comme de la photographie de paysage avec un élément supplémentaire : un athlète ».


Quel équipement Canon vous est indispensable et pourquoi ?

« Le Canon EOS R5 Mark II. Lorsque je pars en expédition, je porte toutes mes affaires sur mon dos ou mon vélo donc chaque gramme compte. Le EOS R5 Mark II est le seul appareil qui ne m'oblige jamais à choisir entre la photo et la vidéo. Il me permet d'obtenir des images animées de qualité cinématographique, tout en offrant les fonctionnalités d'un appareil photo hybride haute résolution dans le même boîtier. Je peux ainsi réaliser des articles de magazine et des documentaires avec un seul et même équipement. C'est grâce à lui que je peux promettre une histoire complète à mes clients, texte, photos et vidéo compris, avant même d'avoir une seule image. »


Que pourrions-nous encore découvrir dans votre équipement qui vous aiderait à améliorer votre travail ?

« Un outil polyvalent, des colliers de serrage, une housse de pluie d'urgence, une paire de gants en plastique et un tube de crème solaire. Rien de très glamour, mais c'est ce qui permet à mon appareil photo et à moi-même de continuer à être opérationnel lors des expéditions. Je me sers des gants lorsque je répare le vélo ou lorsque je veux faire quelque chose sans me salir les mains, car je touche généralement mon appareil photo ensuite. »

Ce que je sais

Martin Bissig


« Trouvez votre niche et photographiez ce que vous aimez. Si vous photographiez des choses que vous n'aimez pas juste pour l'argent, vous ne tiendrez pas longtemps. Je travaille quand même dans d'autres domaines pour gagner ma vie, mais la plupart du temps, je prends des photos des choses que j'aime faire ».

Site Web : bissig.ch

Instagram : @martinbissig

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